Depuis quelques mois, je lis le magazine « Lire », et il y a eu une critique du tome 2 de Quai d’Orsay. Ces quelques pages m’ont fait foncer à la Parenthèse, le magasin BD honnis par mon banquier, pour y acheter les deux tomes. Malheureusement pour moi, le premier était en rupture de stock. J’ai donc patienté quelques semaines (pas forcément le temps de monter à Nancy tout les quatre matins) pour obtenir le tome 1 et commencer ma découverte de ces deux albums.

Résumé : (soure Editeur)

Tome 1 :

Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant que chargé du « langage » par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il se faire une place entre le directeur du cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares… Inspiré de l’expérience d’Abel Lanzac qui fut conseiller dans un ministère, cet album restitue une vision de la politique à la fois pleine d’acuité et d’humour. Un pur régal !

Tome 2 :

Arthur Vlaminck, le conseiller du ministre des Affaires étrangères en charge du langage, doit préparer les nouveaux discours du ministre. La crise du Lousdem est au coeur des préoccupations : les Américains menacent de déclencher une guerre à laquelle s’opposerait le gouvernement français. Le ministre, Taillard de Worms, s’apprête justement à prendre la parole à ce sujet au siège de l’ONU, à New York. Mais toute cette agitation ne semble guère perturber un nouvel hôte du Quai d’Orsay : un chat qui s’est pris d’affection pour le directeur de cabinet !

Mon avis :

Si Isaac le pirate m’a bien plus, Gus m’avait laissé perplexe. Alors, il n’est pas étonnant que je sois passé à côté du tome 1 de Quai d’Orsay. J’ai bien fait de me rattraper.

En toile de fond, le conflit au Lousdem, les relations diplomatiques que ce soit avec les pays amis ou les pays moins amis. Comme personnages centraux : Arthur Vlaminck, jeune recrue au cabinet, en charge des discours et Alexandre Taillard de Worms, un ministre des affaires étrangères survolté. Autour d’eux, une équipe de conseillers, un chef de cabinet qui a toujours l’air fatigué, des collègues qui ne sont pas (toujours) vos amis.

Je dois avouer, c’est drôle ! Et en même temps on sent bien le stress que vit Arthur en travaillant pour un ministre qui est monté sur ressort, qui lit beaucoup et qui s’inspire des philosophes grecs pour définir ses positions, de manière pas toujours très claire et avec des geste dans tous les sens. Sans oublier qu’il claque les portes !  Et VLON.

Le dessin de Blain colle parfaitement à ces ambiances, à ces personnages. Le ministre qui a six bras, qui fulmine, Arthur qui a une superbe sonnerie de téléphone, des difficultés à garder sa petite amie. J’adore les petites manies du ministre comme, par exemple, le surlignage compulsif. « Si c’est surligné, c’est bien », dit-il en balançant un bouquin intégralement surligné à Arthur pour qu’il y puise l’inspiration pour le prochain discours.
C’est plein de références : le ministre apparait en X-or, Dark Vador…
Et il faut le cadrer ce ministre. Car quand on les voit à la télé, ils se tiennent bien. Là, c’est l’envers du décor, ça insulte, ça parle gras, ça envoie des vannes… Et les collègues ne sont pas en reste et Arthur apprend bien vite à se méfier d’eux et à rendre la monnaie de sa pièce. Mais ce sont surtout des blagues de potaches.

Les deux tomes nous emmènent sur la question du conflit au Lousdem et à poser un discours historique pour éviter la guerre. Derrière tout cela, les rouages ministériels, les alliances, les coups de fils aux autres membres de l’ONU, les coups bas, les trahisons, les compromis… bref, c’est une leçon de stratégie, faite avec beaucoup d’humour et de finesse.

Le site de l’éditeur : Dargaud
Blain : sa fiche chez l’éditeur
Abel Lanzac : sa fiche chez l’éditeur

Posted by Gil

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