Je ne vais pas vous faire le coup de traiter de l’ouvrage de Stéphane Hessel (même si je vous invite à le lire), mais en cette période d’élection, de mouvements solidaires, de notre société qui semble oublier ce sur quoi elle a été batie (les droits de l’homme notamment), la lecture de « Scarlet » par Bendis et Maleev me parait indispensable.

Résumé (source éditeur) :

De temps à autre, Marvel offre à ses auteurs l’occasion de proposer leurs œuvres en « creator-owned », des œuvres plus personnelles. On a ainsi pu découvrir le Powers de Brian Michael Bendis et le Kick-Ass de Mark Millar. C’est le même Bendis qui vous présente aujourd’hui Scarlet, une jeune femme évoluant dans un monde corrompu qui décide de mener une nouvelle révolution américaine.
(Contient les épisodes US Scarlet 1-5)

Mon avis :

D’abord, l’éditeur ne se casse pas pour le résumé. Donc, un peu de précision s’impose. Scarlet sort avec Gabriel. Ils sirotent un café dans un lieu publique avec des amis lorsque deux policiers les interpellent et les fouillent. Gabriel n’aimant pas la manière dont le flic tripote Scarlet, trouvant qu’il va trop loin, lui assène un coup de poing et s’enfuit avec Scarlet. Malheureusement pour lui, les policiers ont gardé sont portefeuille.
Alors qu’ils sont dans une bibliothèque, Gabriel se fait descendre sans sommation par le flic. Ce dernier colle une balle à Scarlet. Mais elle s’en sort.

Scarlet cherche à comprendre et à se venger. Elle découvre que les flics en question trafiquaient de leur coté. Alors ce qui démarre comme une vendetta personnelle va devenir une révolution.

Tout d’abord vous dire que la lutte armée, c’est pas pour moi. Alors le choix de la violence que fait Scarlet a un coté « Justicier dans la ville » qui pourrait déplaire. Mais après tout, c’est du comics, ne l’oublions pas. Mais loin des super héros propres sur eux, Scarlet c’est avant tout une jeune femme à qui on a enlevé la possibilité du bonheur avec l’homme qu’elle aime. Ce qu’elle dénonce, c’est l’abus de pouvoir. Des hommes qui profitent de leur position dans la société pour s’enrichir en se croyant au-dessus des lois. (imaginons qu’une femme de chambre décide de se venger d’un ancien patron du FMI…je dis ça… je dis rien).

Brian Michael Bendis trouve un rythme narratif plaisant, avec des résumés de vies sur une planche (ou une double planche), des monologues qui sont destinés aux lecteurs et des personnages secondaires qui méritent qu’on s’intéresse à eux (en espérant que la suite me donne raison). 

Le trait d’Alex Maleev apporte son coté dur à l’action et aux personnages. J’apprécie aussi les choix d’ambiances selon la situation – gris, bleu et rouge, les plans rapprochés, souvent il n’y a qu’un personnage dans la case, ce qui donne une impression de vitesse à la lecture. Et il y a des flingues, des explosions, du sang et tout cela est magnifié par le trait nerveux de Maleev.

Après que l’éditeur joue sur les mots en donnant en sous-titre « l’indignée » à l’album, surfant sur les évènements type les indignés ou occupy wall street » à un coté marketing doux amère. A savoir que cet album est sorti en février 2012.

Le site de l’éditeur : Panini
Le site du scènariste : Brian Michal Bendis
le site du dessinateur : Alex Maleev

 

Posted by Gil

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *