Après avoir découvert Robert Charles Wilson avec « Spin », il me tardait de lire « Julian ». J’ai tout de même mis quelques mois entre les deux pour ne pas trop comparer les deux ouvrages. Je fus rattrapé par la construction de « Julian »

résumé : (source éditeur )

Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.
Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime).
Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante États, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.
On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.
Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.

Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l’œuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

Mon avis :

J’étais enthousiaste, au 1er abord, de retrouver un roman de Robert Charles Wilson après avoir lu « Spin« . D’ailleurs le principe est quasiment le même : le narrateur, Adam Hazzard, est le meilleur ami du personnage plus important, Julian. Mais Adam est plus fade que Tyler Dupree. C’est un garçon de ferme qui se lie d’amitié avec le fils aristo, beau parleur à tendance rebelle.

La structure est bien faite :
Julian se protège de son oncle, Deklan le conquérant, qui a fait tuer son père sous prétexte de trahison. Julian pense que son oncle lui réserve le même sort. Alors, quand les militaires viennent le chercher, il s’enfuit entrainant Adam et Sam -son tuteur- avec lui.

Vendus, tous trois se retrouvent dans l’armée. C’est là qu’Adam entreprend d’écrire en romançant ce qui leur arrive. Julian tient des discours à l’encontre du puissant dominion, religion d’état omniprésente. Julian remporte une victoire décisive, faisant de lui un héros.

De retour à Manhattan, il retrouve sa mère. Son oncle ne peut se débarrasser de lui, alors il l’envoie comme général sur un autre conflit. Mais la bataille est perdue d’avance. Son oncle lui a retiré tout renfort et ravitaillement. Alors qu’il est gravement blessé suite à un nouveau fait d’arme, il apprend que son oncle a été démis de ses fonctions. Julian est choisi pour lui succéder.

La dernière partie du livre voit l’accession au pouvoir et son déclin dans son entêtement à combattre le dominion…

La narration est très linéaire et très superficielle. Il y’a des moments intéressants mais ils manquent d’épaisseur. Le narrateur est très naïf et cela rend son récit trop léger. Il semble aveugle sur certains aspects de Julian. Ce manque de caractère d’Adam m’a vraiment rendu la lecture pénible. J’ai du me forcer pour terminer. Le ton reste le même et le récit ne décolle pas.
Certaines situations sont telles qu’on pourrait penser que l’auteur ne savait pas comment sortir ses personnages de là.
On a toujours l’impression d’être à côté de l’action! La chute de Deklan n’est même pas du fait de Julian. Le héros semble subir ce qui lui arrive tout du long alors que le personnage à le potentiel. Globalement, les personnages manquent de profondeur alors que tous pourrait avoir un destin hors du commun. Il y a trop d’informations, trop de pistes qui ne sont pas traitées.

Julian – Edition Denöel
608 pages
Environ 28€

Posted by Gil

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *