En 2060, étudier l’Histoire à partir de livres c’est has-been, le mieux, c’est de la vivre en grandeur nature. A Oxford, les historiens partent étudier sur le terrain. Connie Willis nous fait partager les aventures de Mérope, Polly et Michael, tout trois partis pour une période spécifique de la seconde guerre mondiale, durant la bataille d’Angleterre.

Alors, accrochez vos ceintures et c’est parti pour le passé.

Marty McFly : Hé, attendez un peu, Doc. Est-ce que j’ai bien entendu ? Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps… à partir d’une DeLorean ?
Emmett Brown : Faut voir grand dans la vie ! Quitte à voyager à travers le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule !

Black-Out de Connie Willis

Résumé (source éditeur ) :

Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Mon avis :
Il y a une vingtaine d’année (déjà !), avec mon ami Julien, nous faisions beaucoup de Jeux de Rôles. L’Histoire a toujours été une source inépuisable pour mes scénarios que ce soit à Hawkmoon ou Cyberpunk. Le voyage dans le temps était aussi un sujet récurrent de nos parties. Nous avions même imaginer le BRT, Bureau des Recherches Temporels, où nos personnages étaient parachutés à des époques différentes pour vivre leurs aventures.
Alors quand j’ai lu la quatrième de couverture de Black-Out, j’ai tout de suite su que ce livre était pour moi : « L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement ! »
La recette est simple mais Connie Willis sait exploiter tous les ingrédients pour qu’ils donnent tout leur saveur.
On se laisse à suivre Mérope, Polly et Michaël dans leur déplacement temporel et à découvrir en détails des élèments de la bataille d’Angleterre.
Mérope – qui se fait appeler Eileen – étudie les enfants évacués à la campagne; Polly s’intéresse aux londoniens pendant les bombardements allemands et Michaël veut observer les héros de Douvres, Pearl Harbor et du 11 septembre.
Mais les historiens  ne font pas ce qu’ils veulent. Le voyage temporel a des règles qu’il ne faut pas transgresser au risque de déchirer le continuum espace-temps (comme dirait l’éminent spécialiste Doc Emmet Brown, nom de Zeus). D’ailleurs, en 2060, la polémique fait rage , même si le filet qui permet le déplacement régule et prévient des risques de dérapages. Il empêche notamment les historiens de se retrouver deux fois dans la même période et le responsable, M. Dunworthy, veille au grain avant d’autoriser les départs, quitte à modifier au dernier moment les points de chutes des voyageurs, au grand dam de M. Badri et Linna, les deux techniciens.
Et que pensez quand les sauts de Polly et Michaël n’arrivent ni au au bon endroit ni au bon moment ?
Connie Willis sait créer des ambiances et nous entraine dans les méandres de cette bataille d’Angleterre. Si les trois protagonistes sont attachants, elle sait en faire de même avec des personnages secondaires comme Alf et Binnie, les « charmants » qui font de la vie d’Eileen un enfer.On sent aussi le travail de recherche concernant la période. D’ailleurs, jetez un oeil dans les remerciements.
Dommage que ce tome 1 ne dévoile pas plus l’envers du décors des « Fournitures » et « Recherches » et autres bureau d’Oxford qui permettent aux historiens de préparer leur couverture.
Ce qui est frustrant, c’est de se laisser prendre à l’histoire et de se rendre compte que ce n’est qu’un tome 1, et que le second volet ne paraitra que le 23 août prochain ! Il y a des chances que je n’attende pas pour l’acheter celui là.
Le site de l’éditeur : Bragelonne
La fiche Wikipédia de l’auteure : Connie Willis
Allez une dernière citation de retour vers le futur pour terminer :
Marty McFly : Eh Doc reculez ! La route est trop courte pour atteindre 88 miles à l’heure.
Emmett Brown de 1985 : La route ? Là où l’on va on n’a pas besoin de route.

Posted by Gil

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